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Par : SNU62
Publié : 12 mars 2019

COMPTE-RENDU

Postes bloqués à la rentrée 2019 : un choix administratif lourd de conséquences

mars 2019




Le SNUipp-FSU 62, en tant qu’organisation syndicale représentative, élue par les personnels, a participé à un groupe de travail concernant les postes bloqués ce mardi 12 mars 2018. Compte-rendu

  Liste des postes bloqués (classement par bassin)

Encore des postes bloqués : des conditions loin d’être idéales pour les stagiaires et les équipes...

Les tableaux seront mis à jour au fur et à mesure des informations que nous obtiendrons.

Dernière mise à jour : 12 mars 2019

Bassin d’Arras St Pol

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Postes bloqués Bassin Arras St Pol

Bassin de Béthune Bruay

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Postes bloqués Bassin Béthune Bruay

Bassin de Boulogne Montreuil

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Postes bloqués Bassin Boulogne Montrueil

Bassin de Calais St Omer

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Postes bloqués Bassin Calais St Omer

Bassin de Lens Hénin Carvin

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Postes bloqués Bassin Lens Hénin Carvin

 Compte-rendu et avis du SNUipp-FSU 62

L’Inspection académique a donc fait une estimation des postes nécessaires à la rentrée prochaine. A ce stade, à l‘issue du groupe de travail du 11 mars, 320 "berceaux" (un berceau = ½ poste) ont été retenus.

Une liste de 347« berceaux » nous a été communiquée au départ. La plupart des « berceaux » ayant été proposée par les IEN avant d’être étudiée lors de ce groupe de travail avec les organisations syndicales représentatives.

Une vingtaine de « berceaux » ont été débloqués lors de ce groupe de travail, cela peut encore évoluer.

Comment s’est fait le choix entre les écoles ?

Les écoles retenues sont d’abord des écoles où va se libérer un poste (= poste vacant car : pourvu à titre provisoire, départ en retraite, …) ainsi que les postes à ½ temps ou à temps plein nécessitant un complément de décharge (décharge de direction, ERTUIC, coordo REP…).

Chaque IEN a « remonté » des propositions et l’IA a retenu de grands principes :

  • Apporter un équilibre sur les 32 circonscriptions : au départ, environ 10 « berceaux » stagiaires par circonscription avec la volonté de libérer davantage de supports entiers pour éviter de bloquer complètement le mouvement. Le SNUipp-FSU apprécie le principe même si cela restera insuffisant pour « désengorger » le littoral.
  • éviter de bloquer le même poste entier pour une 3ème année consécutive (sur le même support)
  • utiliser de préférence les ½ décharges de direction, d’ERUN, de coordonnateur REP…
  • ne pas affecter 2 stagiaires ou plus dans une école de moins de 3 classes ; pour les RPI, c’est l’ensemble des écoles qui comptent.
  • Les écoles en REP ayant bénéficié d’une ouverture de classe cette année suite à dédoublement des CE1 ne sont pas retenues

La classe de CP (et celle des CE1 en REP) ne sera pas retenue pour les stagiaires.

Par contre, l’IA maintient le positionnement de 2 stagiaires sur un même poste entier (« doublettes ») pour réduire le nombre de postes bloqués pour le mouvement et parce qu’il n’y a pas eu de difficultés majeures sur ce type de fonctionnement d’après l’administration.

Ce qu’en pense le SNUipp-FSU :

Le fait d’être 2 stagiaires sur un même poste complexifie le travail de continuité pédagogique et le travail en équipe (l’échange par mails a ses limites !). C’est aussi un véritable casse-tête pour les équipes dans les écoles.

Chiffres prévisionnels au niveau du département :

  • 53 stagiaires seront affectés sur le bassin d’Arras-St Pol
  • 59 stagiaires sur le bassin de Boulogne-Montreuil
  • 54 stagiaires sur le bassin de Calais-St Omer
  • 63 stagiaires sur le bassin de Béthune-Bruay
  • 90 stagiaires sur le bassin de Lens-Hénin-Carvin

Le SNUipp-FSU 62 rappelle son opposition à la mise en place de postes bloqués. Pour le SNUipp-FSU 62, ce n’est en effet pas une bonne solution :

  • pour les stagiaires
  • pour les équipes
  • pour les collègues qui participent obligatoirement ou volontairement au mouvement

Le SNUipp-FSU 62 dénonce donc cette pratique :

  • parce qu’elle ne permet pas une entrée progressive dans le métier pour les collègues stagiaires
  • parce qu’elle a une incidence sur l‘organisation des écoles (notamment pour les réunions d’équipe)
  • parce qu’elle bloque le mouvement et empêche les collègues d’obtenir des postes pourtant vacants

Loin de nous l’idée d’éloigner les stagiaires des écoles, bien au contraire ! La présence des stagiaires dans les écoles est une richesse qu’il faut conserver, mais pas dans les modalités actuelles.

 Ce que le SNUipp-FSU 62 dénonce :

les conditions dans lesquelles les stagiaires entrent dans le métier avec toute la surcharge de travail et le stress lié à un fonctionnement complètement infernal d’une double alternance : centre de formation/pratique de la classe et alternance à l’interne quand les stagiaires sont affectés à 2 sur une classe notamment. Car pour le moment la réalité de la vie d’un-e stagiaire n’est pas vraiment idéale : une année très difficile avec une charge de travail énorme, des pressions à la limite du supportable, des attentes et des besoins loin d’être satisfaits, des incohérences parfois dans la formation et bien peu de reconnaissance...

De plus, nombre de stagiaires se retrouveront encore, cette année, en REP et en REP +, même si l’administration a souhaité éviter davantage l’affectation en éducation prioritaire, notamment suite à la mise en place des dédoublements des CP et CE1.

Pour le SNUipp-FSU, si la formation à l’éducation prioritaire est indispensable, elle devrait se faire davantage en proposant des modules de formation spécifique plutôt qu’un « parachutage forcé » dans une école de l’éducation prioritaire.

Le SNUipp-FSU 62 continue de dénoncer les conditions de travail des stagiaires et les conditions dans lesquelles les équipes doivent accueillir les stagiaires.
Cela se fait bien souvent sans concertation avec les équipes, alors que le fonctionnement des écoles s’est complexifié, que les directeurs et directrices n’ont plus d’aide administrative et que les équipes croulent sous la charge de travail.

Le SNUipp-FSU rappelle ici qu’on confie bien souvent cette mission d’accompagnement déguisée alors que la plupart des enseignants accueillants ne sont pas formateurs et qu’aucun temps ne leur est dégagé pour ce faire. C’est inacceptable !

Des postes bloqués qui continuent de bloquer le mouvement :

Chaque année les personnels participant au mouvement perdent des possibilités d’accéder à des postes qui pourraient leur permettre d’obtenir un poste fixe ou de se rapprocher de chez eux et ainsi éviter la fatigue et les frais liés au transport notamment.

De nombreux enseignants voient leur chance de muter se réduire, voire devenir quasi impossible, notamment sur le littoral où le mouvement sera encore difficile cette année.

C’est un choix de l’Inspecteur d’Académie que nous refusons !

C’est aussi un choix de modalités de formation que nous réfutons !

 Pourquoi bloquer le mouvement alors que l’on pourrait faire autrement ?

Le SNUipp-FSU exige une autre organisation de la formation. La mise en place de postes bloqués ne participent pas à l’amélioration des conditions de travail, bien au contraire !

Le SNUipp-FSU revendique la possibilité pour les stagiaires d’être une journée par semaine en responsabilité en stage filé et d’avoir des vagues de stages massés, sur des cycles différents.

Un tel dispositif :

  • améliorerait les conditions de formation des stagiaires
  • réoxygénerait le mouvement des personnels titulaires, notamment dans certains secteurs comme la côte
  • permettrait aux équipes de pouvoir partir en formation continue

Mais trop cher selon l’administration et donc la politique des postes bloqués continue !
Ce sera la 7ème année consécutive que des postes seront bloqués pour la formation initiale. Alors qu’il existe d’autres solutions, d’autres propositions plus efficace en matière de formation.
L’inspection académique, en 2013, avait pourtant promis que la mise en place des postes bloqués ne durerait pas... nous n’avons pas la même notion du temps !