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Par : SNU62
Publié : 17 mai 2019

Communiqué SNUipp-FSU 62

Journée mondiale de lutte contre l’homophobie 2019 : le SNUipp-FSU 62 engagé au quotidien !

mai 2019




Le communiqué

Comme tous les ans, le 17 mai marque la journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, ces discriminations qui visent les gays, lesbiennes, bis et personnes trans dans de nombreux domaines de leur vie privée ou professionnelle. A cette occasion, le SNUipp-FSU réaffirme son engagement contre les LGBTphobies au quotidien et en faveur de l’égalité des droits.

Les LGBTphobies frappent toujours. On recense encore en France une agression physique homophobe et transphobe toutes les 33 heures et une agression verbale toutes les huit heures. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, rendus publics mardi 14 mai 2019, les agressions LGBTphobes ont progressé de 34,3% en 2018.
Cette hausse est le signe d’une LGBTphobie de plus en plus décomplexée et d’un climat qui permet cette propagation. Ces agressions commencent dès la cour d’école, et se poursuivent tout au long de la vie, au sein de la famille, en milieu professionnel, dans l’espace public, les médias et même les administrations. Ces agressions empêchent chaque année des milliers de personnes de vivre pleinement leur identité.

Les hésitations lors de la préparation de la loi du mariage pour tous en 2013 avaient déjà permis la libération de la parole et des actes LGBTphobes. Aujourd’hui, celles du Président et du gouvernement sur la PMA, les propositions d’un nouveau comité de consultation sur l’accès à la PMA pour toutes les femmes ou la réforme de la filiation homoparentale, ne sont qu’un nouveau temps offert à tous les LGBTphobes.

Le SNUipp- FSU Pas-de-Calais dénonce les atermoiements du gouvernement quand il s’agit de faire avancer les droits d’une partie de la population et des enfants. Il appelle le gouvernement et le président de la République à prendre les mesures fortes qui s’imposent afin de ne pas laisser s’installer dans le pays un insupportable climat de violence LGBTphobe.

De même, si l’École doit être en première ligne de la prévention contre les LGBTphobies, la campagne actuelle du ministère de l’Education Nationale ne s’adresse qu’aux collégien-nes et aux lycéen-nes.

Quid de l’école primaire ?

Le SNUipp-FSU rappelle sa volonté de lutter contre toutes les formes de discriminations, tant envers les élèves qu’envers les personnels. A cette fin, il met à disposition des équipes enseignantes des fiches pédagogiques exploitables en classe (à télécharger ici) et des outils à destination des personnels victimes de discrimination.

Et des personnels ?

Une étude de l’INSEE, datant de 2013 a ainsi montré que, dans la Fonction publique d’Etat, le salaire des agents homosexuels est inférieur de 5,2% à celui des agents hétérosexuels. L’INSEE voit dans cet écart de salaire « l’effet d’un « plafond de verre » qui s’exprimerait notamment lors des promotions, des notations et des changements de grade, induisant des déroulements de carrière plus lents pour les gays. ».