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Par : SNU62
Publié : 14 décembre 2012

Communiqué SNUipp-FSU

La refondation : Assez de « com » tout azimut !

13 décembre 2012

Rythmes, évolution du métier et des carrières, revalorisation, plan numérique... Le ministre multiplie les annonces autour de la refondation de l’école. Pour le SNUipp, il faut désormais un agenda précis de négociations.

Dans un communiqué rendu public jeudi 13 décembre, le SNUipp-FSU exprime sa lassitude face aux multiples annonces ministérielles qui ne sont assorties d’aucun calendrier pour la négociation ou les mises en oeuvre. Pour lui, il ne faut pas verser dans les excès de la communication mais proposer sans tarder un vrai plan de concertation.

Communiqué SNUipp-FSU
13 décembre 2012

La refondation : Assez de « com » tout azimut !

Il faut un vrai plan de concertation

Le dialogue social érigé en méthode pour la refondation de l’Ecole par le ministre de l’Education nationale accumule les ratés. Après avoir pris connaissance du projet de Loi d’orientation et de programmation de l’Ecole et son rapport annexé sur les sites d’information en ligne, le SNUipp-FSU découvre l’agenda des chantiers éducatifs de la Refondation sur BFM/TV et sur France Inter. A priori, le ministre semble préférer les plans de communication à la méthode sereine et constructive de la concertation.

Le 10 décembre dernier, le ministre a évoqué dans les média une grande négociation sur le métier, incluant l’évolution de carrière, le temps de travail et la revalorisation salariale. Aujourd’hui, il récidive en affirmant que la discussion pourrait prendre de 1 à 3 ans. Monsieur le ministre, qu’en est-il vraiment ? Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, des discussions sont en cours sur les obligations de service des enseignants des écoles. Si maintenant, le ministre veut y adjoindre l’amélioration des carrières, les questions salariales, il doit les inscrire à l’agenda officiel des négociations. Le SNUipp-FSU est tout à fait favorable à des discussions sérieuses sur tous ces sujets. Les missions des enseignants du primaire ont évolué sans qu’elles soient reconnues dans la définition du métier. Aujourd’hui, le temps de travail d’un enseignant du primaire (enseignement, préparation de la classe, rencontre des parents et des partenaires, travail en équipe…) s’élève à 43 heures par semaine (1). La scolarisation des moins de trois ans, le plus de maîtres que de classes, la transition école-collège inscrits dans la Loi vont désormais nécessiter du temps supplémentaire de travail en équipe pour élaborer et faire vivre ces projets pédagogiques. Le métier d’enseignant doit prendre en compte le temps nécessaire à ces activités professionnelles au service de la réussite des élèves. Il doit aussi être revalorisé.

De la même manière, le ministre a annoncé une révision des moyens de l’école prioritaire. Le chantier semble avancer puisqu’il déclare être « en train de travailler pour repenser l’allocation de moyens aux zones difficiles ». Le SNUipp-FSU est demandeur d’informations et discussions précises sur ce sujet. Quant aux rythmes, il devient urgent que le ministre réunisse autour d’une table les protagonistes de ce dossier (collectivités locales, syndicats enseignants).

Rythmes scolaires, ouverture de discussions sur la revalorisation des salaires, évolution du métier d’enseignant, les sujets s’entassent mais plus personne n’y comprend rien. Il faut très vite clarifier la méthode et mettre en place un agenda social de la refondation précis et transparent comme le SNUipp-FSU le demande depuis des mois. La refondation ne peut pas être qu’un slogan. Les enseignants attendent des réponses concrètes à leurs revendications pour avoir les moyens et le temps de bien travailler à la réussite des élèves.

(1) Voir enquête SNUipp « La vérité des prix » sur le temps de travail des enseignants

Paris, le 13 décembre 2012