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Par : SNU62
Publié : 11 mai

INTERVENTIONS

Coronavirus : Toutes les infos (au 11 mai 2020)

11 mai 2020




Le SNUipp-FSU 62 vous propose un point info quotidien de l’évolution de la situation pour les personnels.

Message d’une collègue : "Aujourd’hui je suis en larmes... Pour la première fois à cause de mon travail. Depuis le début de cette crise sanitaire, j’ai tout donné. Vraiment tout ce que je pouvais. Mettre en place une continuité SCOLAIRE efficace a été un véritable casse-tête mais nous y sommes arrivés, avec les collègues. Aujourd’hui les enfants et les parents s’en sortent très bien, retournent les photos de leurs activités quotidiennement, donnent de leurs nouvelles,... Bref : ça tourne ! Alors pourquoi ? Pourquoi suis-je si déprimée ? Parce qu’au delà d’être un pion de l’éducation nationale je suis une MAMAN. Je suis Maman d’un petit garçon de 11 mois que je ne souhaite pas remettre en crèche. De nombreuses questions tournent dans ma tête. Une particulièrement : si les parents ont le choix de garder leurs enfants chez eux c’est bien que le risque sanitaire reste élevé non ?? Alors pourquoi pas moi ? Une élève de ma classe souhaite revenir le 12 Mai.... UNE !!!!!! Je vais devoir mettre mon bébé dans un bouillon de culture pour 1 enfant ? Je suis bouleversée par les informations récentes : on nous disait que le risque pour les enfants était proche de zéro mais aujourd’hui on nous parle de dizaines d’enfants en soins intensifs... Je ne sais plus quoi penser... J’ai peur. Pour mon fils, pour ma famille."

Complétez notre "Journal du Confinement"

 Où est passée la confiance accordée aux personnels ?

Dans un courrier adressé au SNUipp-FSU Pas-de-Calais le 28 avril dernier (à lire ici), le DASEN expliquait : " La confiance que j’accorde aux enseignants dans leur engagement professionnel me conduit à accepter leurs difficultés à exercer en présentiel, sans justification de celles-ci. "

Mais avec le déconfinement, changement de ton. Dans un mail adressé dimanche 10 mai aux écoles, la DSDEN explique : "Personnels vulnérables ou qui ont une personne vulnérable dans l’environnement (les conditions sont précisées en bas de page de la fiche). Afin de garantir la protection du secret médical, l’appartenance à l’une de ces catégories sera établie par la production d’un certificat médical qui se bornera à attester la nécessité du confinement et sa durée ou par une déclaration sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr)."

Le SNUipp-FSU dénonce fermement ce changement de ton de l’Administration. Avec ce mail envoyé uniquement aux écoles un dimanche à 12h20, veille de reprise, sans en informer au préalable les représentant-es des personnels, l’Administration fait de nouveau preuve d’un profond mépris envers les collègues.

Par ailleurs, le décret indiqué dans la fiche 3 envoyée avec le courriel ainsi que le site de télé-déclaration ameli.fr ne concernent que les salariés de droit privé et donc pas les personnels de l’Education nationale de la Fonction publique d’Etat !

Pour le SNUipp-FSU, il est plus qu’inutile d’encombrer inutilement les cabinets médicaux alors que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’au 24 juillet et que nous sommes un département classé "rouge". Un simple mail adressé à l’IEN doit suffire. Contactez-nous en cas de difficulté particulière.

 Le SNUipp-FSU 62 s’adresse au DASEN et à la Rectrice

Dans un courrier adressé au DASEN du Pas-de-Calais et à la Rectrice de Lille, le SNUipp-FSU 62 a dénoncé cette méthode méprisante. Ce courrier a également été adressé pour information à l’ensemble des IEN du département.

Voici ce courrier pour information  :

A Madame le Recteur de l’académie de Lille,
Madame la présidente du CHSCT A, académie de Lille
Monsieur l’Inspecteur d’académie du Pas de Calais,
Monsieur le Président du CHSCT D du Pas de Calais

à Arras, le 11 mai 2020

Madame le Recteur,
Madame la présidente du CHSCT A,
Monsieur l’Inspecteur d’académie,
Monsieur le Président du CHSCT D

Les directeurs et directrices d’école ainsi que les élus du CTSD 62 et du CHSCT 62 ont reçu ce dimanche 10 mai 2020 un courriel relatif aux personnels indisponibles pour un retour sur site.

Si pour la garde d’enfants, les indications de ce courriel correspondent aux discussions que nous avons pu avoir en CHSCTA à savoir la possibilité de poursuivre le travail à distance pour les personnels sans solution de garde ou qui ne souhaitent pas envoyer leurs enfants à l’école, il n’en est pas de même pour les personnels en situation de vulnérabilité.
Nous dénonçons en effet, une défiance vis à vis des personnels et une méthode singulière et peu compréhensible.
En effet, lors des groupes de travail et instances, vous nous aviez assuré, Madame le Recteur, Monsieur l’Inspecteur d’académie que vous faisiez confiance aux personnels et qu’une simple attesta tion sur l’honneur suffirait. Monsieur l’Inspecteur d’académie, vous nous l’aviez d’ailleurs confirmé par écrit dans une réponse adressée le 28 avril 2020 au SNUipp-FSU 62, ce qui avait permis de rassurer les personnels. Or le déconfinement n’a pas encore commencé que vous réclamez des justificatifs. Il est inconcevable de revenir sur la confiance portée aux personnels et d’utiliser une méthode aussi inacceptable.
Il n’est pas acceptable pour les représentants du personnel que nous sommes :

  • d’informer les directeurs et directrices d’école ainsi que l’ensemble des personnels un dimanche et, de surcroît, veille de la reprise. Cela va entraîner de nombreuses interrogations et va générer de l’angoisse, voire de la panique chez les personnels.
  • de ne pas consulter les représentants des personnels sur ce revirement. D’autant que vous avez salué l’engagement de l’ensemble des personnels, leur demander maintenant d’apporter des justificatifs, dans la précipitation, en envoyant à leur IEN (ce qui ne garantit pas véritablement le secret médical), avec un service de médecine de prévention déjà débordé, parait absurde.

Si nous voulons préparer l’Ecole d’après, ce n’est vraiment pas la bonne méthode !

De plus, les personnels risquent fort de demander massivement des rendez-vous chez leur médecin dès ce lundi 11 mai et, de ce fait, de se rendre sur leur lieu de travail tant qu’ils n’ont pas obtenu ce certificat médical. Donc, au final, de s’exposer inutilement à des risques pour leur santé et cela d’autant plus que nous sommes en « zone rouge ». Nous vous rappelons qu’il est très clairement indiqué dans la circulaire du 4 mai que « les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin » et que « les professeurs souffrant d’une vulnérabilité ne sont pas convoqués dans les établissements pour ces prérentrées »
Par ailleurs, le décret indiqué dans la fiche 3 envoyée avec le courriel ainsi que le site de télé-déclaration ameli.fr ne concernent que les salariés de droit privé et donc pas les personnels de l’Education nationale de la Fonction publique d’Etat.

Nous vous demandons donc de rétablir la confiance accordée jusqu’ici aux personnels vulnérables jusqu’à la fin de l’année en confirmant qu’une simple attestation sur l’honneur suffit, d’en informer l’ensemble des personnels et de veiller à ce qu’ils ne subissent plus d’injonctions malvenues de la sorte.
Le SNUipp-FSU accompagnera tout personnel rencontrant des difficultés à ce sujet et donnera pour consigne syndicale aux personnels de continuer à envoyer une attestation sur l’honneur.

Dans l’attente de votre confirmation que nous espérons très rapide, nous vous prions de croire, Madame le Recteur, Madame la présidente du CHSCT A, Monsieur l’Inspecteur d’académie, Monsieur le Président du CHSCT D, en notre profond attachement au service public d’éducation et au bien-être de ses personnels.

 Reprise : quelle responsabilité juridique ?

Quels risques de mise en cause des personnels en cas de contamination dans l’école ?

La littérature juridique foisonne en matière de responsabilité pénale des personnels en charge des élèves, une littérature fortement abondée en cette période de crise. Lorsqu’elle provient de sources juridiquement fiables, elle est constante et aboutit à la conclusion d’un risque quasi inexistant en matière pénale, malgré des entrées de textes, des « accroches », parfois anxiogènes dans certaines publications.
Le SNUipp-FSU a fait le point sur la question avec son cabinet d’avocats. Il ressort de cet échange qu’il s’agit tout d’abord de rappeler une distinction majeure : la responsabilité “civile” et la responsabilité “péna le”.

Responsabilité civile

En matière de poursuite civile, qui concerne les réparations aux victimes, l’État se substitue aux agents en cas de dommage causé aux élèves.

Responsabilité pénale

En matière pénale, qui concerne la répression des infractions à la loi, le fonctionnaire en répond personnellement comme chaque citoyen. Il apparaît que dans les circonstances présentes, les risques de poursuites pénales sont hypothétiques.
Et sauf à pouvoir prouver un acte de contagion intentionnelle et délibérée par un personnel infecté, sauf à pouvoir prouver que cet acte est réellement et de façon certaine la source d’une contagion, une condamnation est improbable.

Il n’en reste pas moins que la meilleure garantie reste de relever toutes les situations qui ne seraient pas conformes au protocole sanitaire et d’en saisir par écrit la hiérarchie. Contactez-nous pour plus d’infos.

 Circulaire ministérielle du 4 mai

Une circulaire signée du Ministre a été publiée le 4 mai. En complément du protocole sanitaire, elle reprend le cadre d’accueil et les conditions de reprises pédagogiques. Des points restent insuffisants, voire encore ignorés.

1. Le cadre sanitaire

La circulaire affirme que l’ouverture de l’école est conditionnée à la mise en œuvre stricte du protocole sanitaire. Ce qui signifie que si les conditions ne sont pas réunies, l’école n’ouvrira pas, cela répond à la demande du SNUipp-FSU. Il est également précisé que l’accueil des élèves doit y être très progressif.

2. Le cadre d’accueil : La pré-rentrée

« La réouverture des classes est progressive, à compter du 11 mai pour les écoles de tous les départements classés "verts" ou "rouges" ».
Dans les départements “rouge”, le SNUipp-FSU demande que la rentrée des élèves soit différée à une date ultérieure.

« La pré-reprise des professeurs des écoles a lieu le 11 mai. Elle peut être étendue au 12 mai en raison des circonstances locales à la demande des équipes pédagogiques. »
Si le Ministre a dû assouplir ses consignes suite à nos interventions, le SNUipp-FSU exige toujours que les équipes disposent du temps nécessaire pour préparer cette “réouverture progressive”

« Cette pré-reprise permet de continuer à se former aux règles sanitaires, d’échanger sur le travail des élèves durant la période de confinement et de préparer le retour des élèves en classe »
Cette affirmation conforte la demande du SNUipp-FSU de disposer de plus de temps. Cette formation que le ministère prévoit pour la semaine du 4 mai est forcément dispensée à distance, ce qui ne répond pas aux enjeux sanitaires (port du masque, lavage des mains, respect des gestes barrières…). Il s’agit aussi pour les personnels d’être en capacité de former les élèves par la suite.

Le conseil d’école

« Le directeur d’école informe le conseil d’école des modalités d’organisation retenues. » Cela conforte la demande du SNUipp-FSU, de réunir le conseil d’école le plus rapidement possible pour émettre un avis sur la réouverture de l’école

L’organisation

« Les cours se déroulent en groupe comprenant au maximum 15 élèves dans le respect des règles de distanciation, de manière alternative et selon des modalités (un jour sur deux, deux jours consécutifs sur quatre ou une semaine sur deux) déterminées par les IEN et les chefs d’établissement en concertation avec les équipes pédagogiques. Ce plafond est de 10 élèves maximum pour les classes de l’école maternelle. »
Pour le SNUipp-FSU, la taille des groupes doit être déterminée par les équipes enseignantes et doit fonction de l’application du cadre sanitaire avec la contrainte de l’espace disponible dans chaque salle. Il continue d’exiger un maximum de 10 en élémentaire et bien moins en maternelle.

« Il s’agit aussi de contacter les familles pour leur demander si elles souhaitent scolariser leur enfant. Une information individuelle sur les conditions de la réouverture est délivrée à chaque famille, afin qu’elle puisse être pleinement rassurée et exprimer son choix en connaissance de cause. La décision des familles est valable jusqu’au 1er juin. »
Il est à craindre que l’ensemble de l’organisation et du protocole sanitaire soient revus d’ici début juin, d’autant que le gouvernement a prévu de mettre fin au chômage partiel.

« Il est souhaitable, dans la mesure du possible, de procéder à une réouverture par niveau d’enseignement, en privilégiant, dans un premier temps, les classes charnières (grande section de maternelle, CP, CM2).  »
La circulaire ministérielle valide donc la légitimité des équipes enseignantes de mettre en place le dispositif le plus approprié à la fois au protocole sanitaire et au contexte local.

Les directeurs et directrices d’école

« Les directeurs d’école sont prioritairement mobilisés sur la mise en place des modalités concrètes de la réouverture et la relation aux familles, et peuvent, à ce titre, ne prendre en charge leurs enseignements qu’au cours de la deuxième ou troisième semaine après la reprise. »
Le SNUipp-FSU a écrit au Ministre pour dénoncer les pressions croissantes qui pèsent sur les directrices et les directeurs d’école. La possibilité pour elles et eux de ne pas être en charge de classes les premières semaines, obtenue en réponse à une demande de la FSU, doit être systématiquement proposée par l’administration. Le remplacement doit être assuré partout.

L’ensemble des personnels

« Les professeurs qui assurent un service complet en présentiel dans l’école ou l’établissement ne sont pas astreints à l’enseignement à distance. »
Cela répond au refus porté par le SNUipp-FSU d’une double journée de travail.

« Une attention particulière est portée au retour progressif à l’école des élèves en situation de handicap afin d’informer les familles des modalités d’accueil définies pour respecter la doctrine sanitaire. »
Pour le SNUipp-FSU, cette priorité doit s’accompagner de consignes claires sur ce qui concerne le service des AESH qui sont les grands oubliés des communications du ministère. Le SNUipp-FSU a adressé un courrier au ministre pour lui demander de clarifier la situation, dans le respect des consignes sanitaires.

« Les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin. » [...] « Les professeurs souffrant d’une vulnérabilité ne sont pas convoqués dans les établissements pour ces prérentrée  »
Cette confirmation est nécessaire et les propos du Ministre au CTMEN du 5 mai sur la possibilité laissée de garder ses enfants doivent faire l’objet d’une publication officielle.

 Conditions de reprise pour les Fonctionnaires stagiaires

De nombreux-ses collègues stagiaires nous interpellent au sujet de la reprise du 11 mai. En effet, certaines inspections communiquent sur le volontariat des stagiaires pour venir les jours prévus pour la formation INSPE, d’autres évoquent une obligation...

La reprise des stagiaires ne peut se faire qu’à mi-temps en classe (sauf pour celles et ceux déjà à temps plein en classe). En effet les textes régissant le temps de stage sont clairs, et n’ont, pour le moment, pas changé :

1) Les stagiaires ont des ORS (Obligations Réglementaires de Service) précisées, notamment, dans la circulaire n° 2014-080 du 17-6-2014 :

IV- Principes généraux d’organisation du stage La formation des stagiaires sera profilée en fonction de leurs besoins et il faudra définir l’articulation du dispositif entre le stage en école ou établissement et la formation en Espe, selon que cette dernière sera filée ou massée.
Pendant les périodes de formation en Espe, les stagiaires seront dispensés des obligations de service du corps d’accueil.
Pour une partie des stagiaires, notamment pour les étudiants préparant leur M2, cette dispense de service sera organisée à hauteur d’un mi-temps.

2) Les INSPE sont actuellement fermées, mais la formation ne s’arrête pas pour autant. La plupart des stagiaires doivent encore rendre des écrits (mémoire, dossier réflexif...) et doivent avoir du temps pour cela.

3) Pour les circonscriptions qui demanderaient une reprise à temps plein en classe après la fin du parcours INSPE, (comme cela est proposé régulièrement ces dernières années pour les dernières semaines de classe), cela ne peut-être que sur la base du volontariat et il faut que stagiaires concerné-es reçoivent bien un ordre de mission afin qu’ils-elles soient couvert-es en cas d’accident.

Contactez-nous pour plus d’infos.

 Quelle reprise pour les AESH ?

Matériel de protection, exercice des missions, renouvellement des contrats et salaires : le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre de l’Éducation nationale pour obtenir au plus vite des réponses sur une série de questions que se posent aujourd’hui les AESH et pour poser ses exigences.

Voici ce courrier pour information :

à Paris, le 7 mai 2020

Monsieur le Ministre,

Nous souhaitons vous alerter une nouvelle fois, sur la situation des personnels accompagnants des élèves en situation de handicap, grands absents de la communication ministérielle, que ce soit pendant le confinement ou en cette période de préparation à la réouverture des écoles et établissements. Alors que nous sommes déjà intervenus à maintes reprises pour tenter d’obtenir des éléments d’information ou des précisions, nous avons jusqu’à présent été renvoyés à des publications de circulaires ou de notes qui ne sont jamais parues… Cela n’est pas acceptable.

Nous vous interpellons aujourd’hui à la fois pour porter des exigences pour les AESH, mais aussi pour obtenir des réponses susceptibles de leur être communiquées avant tout retour physique dans les écoles et établissements.

Sur la protection des agents
Nous voulons avoir l’assurance que les AESH auront bien des masques à leur disposition et qu’ils seront aussi destinataires de gel hydro-alcoolique, de lingettes virucides, de gants, de visières indispensables à leur sécurité au vu de leurs missions.
Concernant les personnels « à risques », souffrant d’une pathologie, ou les personnels en situation de handicap exposés particulièrement à des complications de santé, ou les personnels vivant avec une personne fragile, nous souhaitons qu’une communication claire leur soit apportée (démarches à effectuer, information sur l’autorisation sp& eacute ;ciale d’absence, le travail à distance ou le congé de maladie ordinaire). Nous demandons évidemment que les personnels concernés soient exemptés de toute reprise physique.

Sur les missions
Aujourd’hui, seule une information sur le port du masque a été donnée. Aucune consigne sanitaire supplémentaire n’a été apportée sur les précautions à prendre dans l’exercice des missions, alors que les AESH exercent à très grande proximité des élèves qu’ils accompagnent, voire qu’ils sont amenés à des gestes physiques dans certaines situations (hygiène, aide à la mobilité, aide à l’autonomie…) Nous demandons que soient clarifiées ces situations, rappelées les précautions, voire que certains gestes soient prohibés si la sécurité et la santé l’e xigent.

Sur le service
Nous nous interrogeons sur ce que seront amenés à faire les AESH si le ou les élèves qu’ils accompagnent habituellement ne reviennent pas à l’école. Accompagnement à distance ? Accompagnement d’un autre élève ? Des consignes de cadrage doivent être données nationalement dans le respect du cadre réglementaire. Par ailleurs il serait contradictoire avec les consignes sanitaires existantes de demander aux AESH de se déplacer entre les classes, voire entre plusieurs établissements.

Sur les contrats
Au regard de la grande anxiété qui découle de la situation, nous demandons que le renouvellement des contrats soit anticipé, de façon à ce que les AESH ne subissent pas de stress supplémentaire. Les très grandes difficultés rencontrées lors de la rentrée dernière, alors que la situation se voulait normale, ne peuvent que nous alerter. Nous demandons également que le principe du renouvellement pour toutes et tous s’applique, y compris pour les agents contractuels en CUI-PEC dont le contrat arrive à expiration. Dans un contexte d’emploi rendu difficile en raison de la pandémie, tous les AESH doivent avoir une gara ntie d’emploi pour la rentrée.

Sur les salaires
La crise a rendu secondaire le suivi de certaines préoccupations que nous avons portées sur les salaires. Nous souhaitons avoir la confirmation que l’indice de rémunération plancher a bien été relevé suite à la hausse du SMIC au mois de janvier et que l’indemnité de compensation de la CSG est bien régulièrement versée aux AESH sous contrat depuis 2017. Le cas échéant, nous demandons qu’une note soit envoyée aux services déconcentrés et aux établissements employeurs.
Nous demandons également qu’en l’absence d’entretien professionnel sur la période, le r&e acute ;examen des salaires des AESH pour lesquels un entretien était programmé ait bien lieu et que les situations soient étudiées avec bienveillance.

Enfin, nous demandons que l’agenda social qui venait de s’ouvrir pour envisager des perspectives sur l’avenir des AESH reprenne au plus vite, comme ils l’attendent depuis longtemps.

Il y a urgence, Monsieur le Ministre, à apporter des garanties aux AESH qui exercent une mission essentielle au bon fonctionnement du service public d’éducation.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 11 mai : des enseignants fortement inquiets (Enquête Harris Interactive / SNUipp-FSU)

Les résultats de l’enquête réalisée par Harris interactive pour le SNUipp-FSU confirment l’analyse et les exigences développées par le syndicat depuis le début de la période de confinement. Ils mettent en lumière le rôle essentiel des enseignantes et des enseignants des écoles durant cette période et le fait qu’ils sont très loin d’avoir bénéficié des moyens et du soutien nécessaires de la part du ministère. Plus des trois quarts d’entre eux considèrent difficile d’exercer leur métier durant le confinement. Ils n’ont pu compter que sur eux-mêmes et sur leurs collègues. Plus du tiers d’entre eux déclarent n’avoir eu aucune relation avec l’institution, tandis que près de trois sur quatre n’ont pu disposer d’outils institutionnels facilitant le travail.

C’est pourquoi cette période professionnelle compliquée et intense, conjuguée à un processus de déconfinement des écoles prématuré et mal préparé, conduit au constat d’une profession extrêmement inquiète d’une reprise de l’école le 11 mai. Une inquiétude partagée au même niveau (81%) par les parents d’élèves.

A l’origine de cette inquiétude, on retrouve pêle-mêle le risque d’être à l’origine d’une seconde vague épidémique, la grande difficulté à faire appliquer les gestes barrières avec de jeunes enfants notamment en maternelle, le brassage d’adultes avec de nombreuses rencontres quotidiennes, la perspective d’une école réduite à une mise en application du protocole sanitaire sans jeux ni interactions, les écoles en « zone rouge » sans traitement spécifique...

Le ministère doit prendre en compte cette inquiétude et s’interdire toute pression sur les personnels. Il faut faire confiance aux équipes sur le terrain, elles les mieux à même de confronter exigences sanitaires et pédagogiques aux réalités de leur école. La semaine du 11 mai doit être consacrée à ce travail de préparation d’une possible réouverture des écoles pour être ensuite présenté en conseil d’école. Si les conditions sanitaires ne sont pas réunies, l’école ne doit pas rouvrir. Et s’il s’avère que l’application du protocole est défaillante après quelques jours d’ouverture, il faut fermer.

Par ailleurs, dans les « zones rouges », l’enseignement à distance doit être la règle.

S’il est certain que l’école de la République est indispensable et que, malheureusement, des enfants ont vécu très durement cette période de confinement, la santé de la population doit primer sur toutes autres considérations. La réouverture des écoles ne peut se faire à n’importe quel prix.

Voir les résultats de l’enquête

 La reprise dans CES conditions, c’est non ! On récapitule...

Conseil d’école : Une motion à faire voter

Alors que le DASEN souhaite la tenue d’un conseil d’écoles exceptionnel cette semaine, le SNUipp-FSU vous propose une motion (à adapter en fonction des modalités locales).

Le directeur est responsable du Conseil d’école du début à la fin. Les IEN ne peuvent donner que des conseils. Une motion peut être rédigée, signée par les membres présents mais non votée. Elle peut être jointe au PV.

Pensez à envoyer également votre motion au SNUipp-FSU Pas-de-Calais (snu62@snuipp.fr) pour suivre la situation de votre école.

Motion à télécharger ici

Plus d’infos sur le fonctionnement du conseil d’école


Courrier au DASEN

Le SNUipp-FSU propose aux écoles d’écrire directement au DASEN (via l’IEN) pour rappeler que la réouverture des écoles à la date du 11 mai parait prématurée dans notre Académie. Voici un courrier type à adapter en fonction des réalités locales.
Pensez à envoyer également votre courrier au SNUipp-FSU Pas-de-Calais (snu62@snuipp.fr) pour suivre la situation de votre école.

Courrier à télécharger


Courrier aux parents

Dans un courrier adressé à la FCPE 62 (première fédération de parents d’élèves), le syndicat dresse une liste non exhaustive du contexte de reprise pour les enfants. Le SNUipp-FSU vous invite à partager ce courrier à tous vos contacts sur les réseaux sociaux.

Courrier à partager sur les réseaux sociaux


Pétition à signer et faire signer

Le SNUipp-FSU et d’autres syndicats ont diffusé une pétition demandant que la reprise soit suspendue partout à la mise en place des garanties sanitaires indispensables et à une organisation pédagogique acceptable. Lancée il y a à peine 48 heures, cette pétition recueille déjà largement plus de 50.000 signatures. On amplifie l’action !

Pétition à signer et faire signer


Préavis de grève

Le SNUipp-FSU a déposé un préavis de grève couvrant toute la période du 11 mai au 4 juillet 2020.


Droit d’alerte et droit de retrait

Ce droit permet à tout travailleur de se retirer spontanément de l’exercice de ses fonctions, sans autorisation préalable de son employeur, à condition qu’il dispose d’un motif raisonnable de penser qu’il est exposé à un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé. L’exercice de ce droit doit simplement faire l’objet d’une information de l’employeur.

Toutes les infos

 C’est reparti pour le mouvement 2020

Le serveur est à nouveau ouvert. Pour rappel, tous les voeux effectués avant l’interruption doivent être ressaisis.

Nouveau calendrier du mouvement :

  • réouverture du serveur le 4 mai
  • date de saisie repoussée jusqu’au 18 mai
  • date des résultats repoussée au 24 juin

Vous trouverez toutes les informations concernant ce mouvement dans votre e-dossier mouvement :

Pensez à compléter votre fiche de suivi syndical directement en ligne.

 Complétons notre Journal de confinement

Compléter notre Journal du confinement

Pour rester vigilants à ce sujet et au plus près des réalités de terrain, le SNUipp-FSU 62 vous propose de rédiger un « Journal du confinement » basé sur vos témoignages.

L’objectif est de garder les traces de notre quotidien pendant le confinement : la continuité scolaire (et non "pédagogique" !), la solidarité, vos difficultés, vos errements, les injonctions, les outils numériques, les conséquences inattendues, la solidarité, les relations avec les élèves, les parents, voire au sein de sa cellule familiale, et la perspective d’une reprise.

Tous ces petits riens qui seront vite oubliés dans un avenir proche, aussi bien par notre hiérarchie que nos gouvernants. Mais que nous ne manquerons pas de rappeler dans chacun de nos échanges avec l’Administration.

Tous ces petits riens qui participent tous à la vision collective de notre métier.

Les témoignages seront tous anonymés avant d’être publiés.



Affichez sur les réseaux sociaux votre solidarité avec tous.te.s les agents du service public dont l’action au quotidien permet de freiner la propagation du virus !

 Des ressources pédagogiques pour l’école à la maison

Le SNUipp-FSU met à la disposition des enseignantes et des enseignants des écoles une série de liens vers des contenus pédagogiques et culturels. Un recensement non exhaustif qui évoluera au fil des propositions des différents acteurs.

Voici des articles qui recensent des liens, des idées simples à proposer à mettre en œuvre pour les enfants avec des parents qui restent des parents.

N’oubliez pas que chaque équipe pédagogique doit choisir un fonctionnement selon son contexte scolaire.



 Foire aux questions

Le SNUipp-FSU Pas-de-Calais a mis en place une foire aux questions pour trouver facilement les réponses à toutes les questions que vous vous posez. Cette foire aux questions est mise à jour régulièrement, au fur et à mesure des réponses données par l’Administration.

Foire aux questions : Les réponses à toutes les questions que vous vous posez
Suite aux annonces du président de la République, nous vous proposons toutes les informations nécessaires

Notre site et notre foire aux questions seront tenus à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation et éventuellement des consignes même s’il serait utile qu’elles soient le plus rapidement et définitivement fixées, dans le temps et sur tout le territoire.

Pour toute question particulière, envoyez-nous un mail à : snu62@snuipp.fr



Le site dédié du SNUipp FSU : Toutes vos questions classées par thème


Un peu d’humour...