Vous êtes ici : Accueil > Actu & Communiqués > Commissions : interventions, déclarations et compte-rendus du (...) > CAPD - CAPN > Déclaration liminaire du SNUipp-FSU Pas de Calais : C.A.P.D. du 24 mai (...)
Par : SNU62
Publié : 24 mai 2013

Déclaration liminaire du SNUipp-FSU Pas de Calais : C.A.P.D. du 24 mai 2013

Arras, le 24 mai 2013

Thèmes abordés :

  • Plus de maîtres que de classes
  • Evaluations CE1-CM2
  • Au sujet des EVS
  • Les contractuels
  • Rythmes scolaires
  • Mouvement départemental
  • Mouvement interdépartemental
  • La Hors-classe
  • Baisses de note

Déclaration liminaire du SNUipp-FSU Pas de Calais : C.A.P.D. du 24 mai 2013

Monsieur le Directeur académique,

Le SNUipp-FSU remercie le personnel des services académiques de leur accueil et de nous avoir fourni pratiquement tous les documents relatifs à cette CAPD dans les délais.

Tout d’abord, le dispositif « plus de maîtres que de classes » revendiqué depuis des années par le SNUipp-FSU doit être un véritable projet spécifique à chaque école, répondant à la demande de l’équipe entière. Il doit être un levier pour une école transformée et rester un moyen donné pour faire réussir les élèves. Nous prenons acte de votre précision concernant le fait que le maître supplémentaire ne pourra en aucun cas être utilisé comme moyen de remplacement. Par contre nous déplorons, que le poste libéré par ce collègue soit systématiquement occupé par un enseignant stagiaire ; dans certains cas, ce sont deux stagiaires qui pourront officier dans une école bénéficiant du dispositif, faussant ainsi dès sa mise en place les conditions de cette nouvelle organisation. Le ministre, en réponse au secrétaire général du SNUipp en date 3 avril, accorde aux équipes des écoles concernées par le dispositif « plus de maîtres que de classes » ainsi que par « la scolarisation des moins de trois ans », le temps jugé utile sur les heures d’aide personnalisée et sur les heures d’animation pédagogique. Les deux jours de stage que vous proposez ne peuvent en aucun cas se substituer à cette possibilité de préparation pour les équipes. Alors, pourquoi ces écoles n’en ont-elles toujours pas été informées officiellement ?

Le SNUipp souhaite que les collègues affectés pour la rentrée prochaine dans ces écoles puissent bénéficier également de ces deux jours de stages.

D’autre part, les évaluations CE1-CM2 sont, cette année, facultative et uniquement destinées, pour les enseignants qui le souhaitent, à les aider « dans leurs choix pédagogiques pour mieux faire réussir leurs élèves ». Il n’y aura donc aucune remontée des résultats, hormis pour 3% des écoles, échantillon nécessaire aux travaux de suivi statistique de la DEPP. C’est ce qu’a confirmé le ministère de l’Éducation Nationale au SNUipp qui n’a eu de cesse depuis 2009 de dénoncer un dispositif à la fiabilité douteuse et au bien-fondé contesté par la quasi-totalité des acteurs de l’éducation. Alors pourquoi aucune information émanant de vos services n’est-elle encore parvenue dans les écoles, laissant les collègues qui nous sollicitent quotidiennement dans l’expectative. Plus grave encore, il semblerait que certains IEN n’aient pas eu non plus cette note ministérielle car dans certaines circonscriptions, il est encore demandé aux collègues de procéder comme l’an dernier.

Au sujet des EVS, l’inquiétude grandit quant à leur avenir ; ceux-ci exercent des missions aujourd’hui devenues indispensables pour l’aide à la direction d’école, comme pour l’accompagnement des enfants en situation de handicap. Les contrats de 12 000 d’entre eux vont arriver à leur terme, d’ici la fin de l’année scolaire. Il y a donc urgence, comme l’a rappelé récemment le SNUipp au ministre de l’Éducation Nationale. Nous vous demandons donc d’intervenir rapidement en plus haut lieu afin que des discussions puissent s’ouvrir très rapidement sur la création de « nouveaux métiers » statutaires correspondant aux besoins apparus dans les écoles au fil des années.

Autre sujet d’inquiétude : les contractuels Le SNUipp-FSU dénonce le recrutement de 32 professeurs des écoles contractuels en CDD et dont les missions consistent à assurer le remplacement d’enseignants absents dans les écoles du premier degré du Pas-de-Calais.

Il est inconcevable de pallier les carences actuelles par ce type de recrutement.

Contrairement à la volonté affichée par le ministre, ces modalités de recrutement dénotent d’un manque d’intérêt porté à une véritable formation initiale et continue des maîtres ainsi qu’aux spécificités et difficultés liées au métier, et par conséquent contribuent à discréditer l’ensemble d’une profession qui doit pourtant toujours assurer un service public d’enseignement de qualité.

Le SNUipp-FSU dénonce ce recours à des personnels contractuels et réclame des emplois statutaires et pérennes. Le SNUipp-FSU refuse toute forme de précarité dans la fonction publique : nous ne voulons pas de « professeurs prêt-à-jeter »

Enfin, la question des rythmes scolaires et celle du passage aux 4 jours et demi restent au cœur des préoccupations des collègues : après la précipitation, le manque d’informations claires, le peu de considération des avis des conseils d’école, de nombreuses interrogations de terrain demeurent pour les personnels : mise en place concrète du temps partiel, des animations pédagogiques, des APC et des TAP. Quand et comment les collègues vont-ils être clairement informés ?

Sur les questions à l’ordre du jour maintenant

Concernant le mouvement départemental

On ne peut pas dire que ce mouvement soit une réussite. Nous constatons que les possibilités de mutation se réduisent lourdement d’année en année puisque nous passons en 2 ans de 48,93 % à 33,18 % de participants mutés. Nous constatons également un pourcentage élevé de personnels maintenus sur leur poste : le nombre de postes bloqués cette année n’ayant vraiment pas arrangé les choses.

Le SNUipp-FSU réclame que le droit à mutation soit préservé et que le taux de mutation soit largement amélioré.

De même, les conditions « techniques » liées au mouvement doivent être améliorées :

  • tous les postes doivent apparaître lors de la saisie : ce qui n’a pas été fait pour certains postes de titulaires remplaçants
  • l’information doit être plus visible et certains délais allongés : notamment pour mieux informer tous les collègues sur les majorations de barème, pour vérifier son accusé de réception, etc.

Le SNUipp-FSU rappelle qu’il est opposé aux postes à profil et au principe d’extension des vœux. Pour le SNUipp-FSU, toutes les candidatures possibles doivent être prises en compte et être départagées par le barème, après inscription éventuelle sur liste d’aptitude et les postes n’ayant pas été demandés par les collègues ne devraient pas être attribués à titre définitif.

Le SNUipp-FSU regrette également que les écoles passant à 4 jours et demi n’aient pas été connues des personnels avant la fin de la saisie du mouvement.

Enfin, le SNUipp-FSU voudrait connaître les modalités d’affectation pour le 2nd temps du mouvement et souhaite obtenir la liste des postes restés vacants à l’issue du 1er temps du mouvement.

Concernant le mouvement interdépartemental,

Les résultats des permutations informatisées n’ont pas été cette fois encore à la hauteur. Hier, se tenait un groupe de travail exceptionnel, initié à la demande du SNUipp-FSU pour examiner les situations individuelles difficiles après les résultats calamiteux des permutations 2013. Le SNUipp-FSU dénonce une baisse continue depuis quelques années : 29 % puis 25 % et cette année 21 % seulement des collègues ont obtenu satisfaction sur un des vœux qu’ils pouvaient formuler. Jamais il n’a été aussi difficile de changer de département ! Par conséquent, nous exigeons que tout soit fait maintenant pour favoriser les ineat-exeat.

Concernant la Hors-classe

Le nombre d’enseignants des écoles partant à la retraite à la hors classe est toujours à un niveau extrêmement faible, le ratio n’ayant jamais été augmenté. Le SNUipp-FSU Pas-de-Calais rappelle le caractère toujours exceptionnel de l’accès à la Hors-classe et en réclame son remplacement par la création d’échelons supérieurs permettant à tous l’accès à l’indice terminal 783 avec avancement au rythme le plus rapide.

Baisses de note

Pour le SNUipp, le système de notation actuel revêt un caractère injuste, infantilisant et demeure totalement inefficace quant à l’impulsion d’une dynamique professionnelle. Devant le nombre grandissant de baisses de note, parfois concentrées sur quelques circonscriptions, le SNUipp-FSU demande la tenue d’un groupe de travail concernant les baisses de note et les modalités d’inspection rarement en adéquation avec la circulaire en vigueur (visite préalable, observation des conditions d’exercices, rapport d’inspection envoyé le mois qui suit la visite, l’entretien avec l’équipe pédagogique,…),afin de réfléchir sur l’accompagnement qui peut être apporté aux collègues afin de les aider à surmonter leurs difficultés et éviter des situations de malaise ou de mal-être.

Arras, le 24 mai 2013