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Par : SNU62
Publié : 3 septembre

Les psychologues de l’éducation nationale (PsyEN) veulent rester dans l’éducation nationale

août 2020




Le rapport de la cour des comptes « les médecins et les personnels de santé scolaire » publié en avril 2020 a suscité de vives inquiétudes chez les psyEN. En effet, il préconise la création d’un service de « santé et vie de l’élève » dans chaque DSDEN au risque de recentrer les missions des PsyEN sur le repérage et le suivi des troubles de l’apprentissage susceptibles d’entraver la scolarité des élèves, oubliant la prévention, le travail en RASED et le travail avec les équipes enseignantes…

Le rapport épingle également les PsyEN-EDA (dans le premier degré) sur leur temps de travail (24 heures sur 37 semaines) et ignore le temps nécessaire et réglementaire imparti au secrétariat administratif et à la tenue des dossiers.

Avec la volonté de décentraliser, le gouvernement envisage de confier le pilotage de la médecine scolaire aux départements. Les 4 catégories professionnelles citées dans le rapport : assistants sociaux, infirmiers, médecins et psychologues de l’Éducation nationale craignent de basculer également dans une gestion départementale.

L’Éducation Nationale a déjà expérimenté des contrats de partenariats avec la santé publique (ARS, CPAM…) et les psyEN-EDA s’interrogent sur l’impact d’une telle généralisation sur leurs missions.

S’opposant à cette vision tronquée du métier, au sein de la FSU, le SNUipp, SNES, SNICS, SNUASFP [1], s’opposent à la mise en place de ce service de santé scolaire et au transfert des personnels aux départements !

Notes

[1] Au sein de la FSU, le SNICS syndique les infirmier.es scolaires et le SNUASFP les assistants sociaux.