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Par : SNU62
Publié : 18 février 2021

DEBUT DE CARRIERE

Quelle formation pour les enseignant·es ?

février 2021



Qui pourrait douter que la formation des enseignants ne constitue pas une condition majeure à la qualité du service public d’éducation ? Enseigner est un métier qui s’apprend … Loin d’y consacrer les moyens nécessaires, les réformes initiées par la loi Blanquer manquent clairement de l’ambition qui nous conduirait vers une plus grande démocratisation de la réussite scolaire. Non seulement elles vont dégrader encore les conditions de travail et d’études mais, en plus, elles engagent une modification profonde de la conception même du métier enseignant pour le réduire à des tâches d’exécution de procédures prescrites. Face à de telles perspectives, la FSU ne cessera de revendiquer une formation ambitieuse et exigeante et les moyens nécessaires pour la mettre en œuvre.

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU

Ce que nous voulons pour la formation initiale

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Publication FSU : Quelle formation pour les enseignant·es ?

Pour endiguer la grave crise de recrutement que connaissent nos métiers, renforcer la formation des futur·es enseignant·es et répondre aux besoins de tous les élèves, la FSU revendique des pré-recrutements massifs dès la L1 et à tous les niveaux du cursus universitaire, sous statut d’élève-professeur. Pour qu’ils se consacrent exclusivement à leur formation et leur réussite, aucune contrepartie ne doit être exigée des étudiants pré-recrutés, à l’exclusion d’un engagement à servir après leur titularisation.

La FSU défend une formation de haut niveau intégrant progressivement les dimensions scientifiques et professionnelles (savoirs à enseigner, savoirs pour enseigner), théoriques, didactiques et pratiques, ancrées dans la recherche. Le terrain est un des éléments essentiels de la formation initiale, mais la FSU s’oppose à toute mise en responsabilité des étudiants pendant leurs stages d’études.

Après l’obtention du concours, l’année des fonctionnaires-stagiaires doit leur permettre une prise en responsabilité progressive de la classe ou des classes du tuteur, sur un tiers de service. Le reste du temps est consacré au retour réflexif sur les pratiques et le travail personnel (construction des cours, discussions et observation du tuteur) et à la formation en INSPE. La formation est adaptée aux parcours antérieurs des étudiants.

Après la titularisation, l’entrée progressive dans le métier et la formation doivent se poursuivre avec un allégement du temps de service : les néo-titulaires effectuent un mi-temps la première année puis 2/3 temps la deuxième année, ce qui permet des temps de formation répondant à leurs attentes et à leurs besoins.