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Par : SNU62
Publié : 1er avril 2021

AESH

[AESH] Compte-rendu du Comité de suivi académique PIAL du 25 mars 2021

mars 2021



Le SNUipp et la FSU ont siégé au Comité de suivi académique PIAL du 25 mars 2021, en présence de la Rectrice de Lille et des IA du Nord et du Pas-de-Calais. Ce comité de suivi avait pour objectif de présenter un rapide état des lieux de la gestion administrative des PIAL. La FSU était la seule organisation syndicale à constamment recentrer les débats sur les conditions de travail des AESH. La FSU était d’ailleurs la seule organisation syndicale représentée notamment par un AESH.

2 organisations syndicales (dont la FSU) sur les 5 organisations représentatives ont fait une déclaration.

 Déclaration FSU

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Déclaration FSU

Extrait : "Alors que les AESH étaient auparavant majoritairement affecté-es sur un établissement auprès d’un élève, l’organisation par PIAL a ouvert d’autres perspectives : affectation sur plusieurs écoles et établissements, élargissement de la zone d’intervention à toutes les communes du PIAL, accompagnement de plusieurs élèves en mutualisant le plus possible, possibilité d’intervenir auprès d’élèves de la maternelle au lycée dans les PIAL inter degrés. L’institution demande aujourd’hui plus d’adaptabilité, plus de flexibilité, plus de mobilité au détriment le plus souvent du service rendu."

 Réponses de la Rectrice de Lille à la déclaration de la FSU

L’école inclusive sera le thème central du nouveau projet académique. La Rectrice de Lille reconnait que l’inclusion ne peut pas se limiter aux PIAL et promet un prochain groupe de travail sur l’inclusion.

Un groupe de travail AESH académique est également prévu le 2 avril prochain. La FSU y participera pour défendre les droits des personnels. La mise en place des PIAL inter-degrés est un choix assumé de la Rectrice. Selon elle, les PIAL n’avaient pas pour objectif de dégrader le quotidien des AESH. Elle reconnait également que le salaire des AESH n’est pas "un objectif très radieux". Avec un salaire moyen de 700 euros par mois (nettement inférieur au seuil de pauvreté de 1015 euros par mois), c’est le moins qu’on puisse dire...

L’objectif des PIAL est de tendre vers un moins d’heures d’accompagnement des élèves pour une totale inclusion dans le cursus ordinaire. Pour la Rectrice de Lille, moins il y a d’accompagnement, mieux c’est ! Un point de vue que ne partage pas du tout la FSU !

 Recrutement des AESH

Le Rectorat a présenté les différents employeurs des AESH :

  • Lycée Eiffel d’Armentières (1590 AESH)
  • Lycée Claudel de Fourmies (949 AESH)
  • Lycée Branly de Boulogne sur Mer (1895 AESH)
  • DSDEN du Pas-de-Calais (4101 AESH)

18% des AESH exercent en CDI, 82% en CDD.

85 ETP (équivalents temps plein) ont été donnés à l’académie de Lille en septembre 2020. Mais c’est un redéploiement inter-académiques : le Ministère a donc enlever des postes d’AESH à certaines académies pour en donner à d’autres, dont celle de Lille.

La FSU a réaffirmé son opposition au recrutement local d’AESH au niveau des PIAL (ce qui ne renforcerait que la précarité et le clientélisme). Pour la FSU, le recruteur des AESH doit rester le SAGERE. Les AESH sont en effet membre à part entière de l’Education Nationale, pas de "l’Education Territoriale"...

Ces dernières semaines, 8 AESH référents ont été recrutés dans l’académie (un par circonscription ASH).
Questionné par la FSU, le Rectorat explique que ces AESH avaient au moins 3 ans d’ancienneté. La moitié s’est fait en recrutements désignés, l’autre moitié suite à appel à candidatures.

A la demande de la FSU, le Rectorat a dû admettre que le nombre de démissions d’AESH (276) est en forte hausse depuis 2019 et la mise en place des PIAL dans notre académie. Le rectorat prétend que c’est dû à des recrutements "trop rapides" de personnels. Pour la FSU, il ne fait aucun doute que c’est lié à la dégradation des conditions de travail des AESH. La FSU a demandé à avoir davantage de précisions sur ces démissions lors du prochain groupe de travail AESH académique.

7 demandes de rupture conventionnelle sont également en cours. Le Rectorat confirme avoir un budget conséquent qui n’a pas encore été épuisé... Les AESH qui souhaitent signer une rupture conventionnelle doivent en faire la demande à leur employeur.

 Conditions de travail des AESH

Concernant le vade-mecum AESH, il a été rappelé que celui-ci avait été mis à jour avec les organisations syndicales à l’initiative de la FSU et qu’une version erronée était toujours publiée sur le site du Rectorat, plusieurs mois après ces corrections. Le Rectorat a répondu que ce vade-mecum corrigé était mis en ligne pendant la réunion du Comité de suivi (comme par hasard...) et serait prochainement diffusé aux chefs d’établissements de l’Académie.

Sur 132 demandes de changement de PIAL recensées, 129 ont été accordées, grâce notamment au recrutement de 85 nouveaux ETP à la rentrée 2020. Une circulaire sur le sujet est en cours de rédaction. Par ailleurs, l’Administration rappelle qu’il n’est pas prévu de changer la carte des PIAL (mise en place pour 3 ans). Des adaptations exceptionnelles sont toujours possibles.

 Salaire et temps de travail des AESH

Le Rectorat rappelle sa volonté de prioriser les augmentations de quotité de travail (passer de 20h/semaine à 24h/semaine) plutôt que de procéder à de nouveaux recrutements.

La FSU a de nouveau soulevé le problème de rémunération des AESH exerçant 24h. Ces collègues sont en effet payés 61% d’un temps plein, alors que la rémunération devrait être de 61,3 % (ce qui représente 4 euros de plus chaque mois pour un contrat de 24h). Les AESH sont sous-rémunérés alors qu’ils sont déjà précaires ! Pour la FSU, il est inadmissible que les salaires des AESH soient arrondis à la baisse.

Le Rectorat ne prévoit pas un arrondi à la hausse (62%) car, selon l’Administration, 1% de rémunération en plus pour les AESH correspond à 75 ETP qui ne seraient pas recrutés.
Ce chantage à la précarité est inacceptable ! D’autant plus que ces 62% de rémunération sont une recommandation de la Direction Générale des Ressources Humaines. La FSU interviendra de nouveau sur ce point lors du groupe de travail AESH du 2 avril.

Par ailleurs, toutes les demandes de cumul d’emploi faites par les AESH sont acceptées par le Rectorat.

 Communication adressée aux AESH

La FSU est de nouveau intervenue sur les problèmes de communication au sein des PIAL, notamment pour les AESH qui n’exercent pas dans l’établissement tête de PIAL. L’exemple le plus révélateur de ce problème de communication est la distribution des masques aux AESH depuis le début de la crise sanitaire (des PIAL renvoient à la DSDEN ou aux inspections de circonscription). Le Rectorat s’est engagé à améliorer la communication à destination des AESH.

 Remplacement des AESH

Questionnée sur la mise en place de brigades de remplacement des AESH, la Rectrice de Lille a rappelé son opposition. L’intérêt des PIAL serait justement la mutualisation (lorsqu’un-e AESH est absent-e, ses collègues doivent pouvoir le-la remplacer). Pour la FSU, il est évident que chaque AESH asbent-e doit pouvoir être remplacé-e. Mais cela doit se faire sans nuire aux conditions de travail des autres personnels. Il ne s’agit pas de prendre à Pierre pour donner à Paul ! Cela passe indéniablement par des augmentations de quotité de travail et de recrutements d’AESH !

 Formation continue des AESH

Le Rectorat a présenté son plan de formation pour les AESH. L’objectif affiché est de permettre des formations en fonction de thématiques locales. Chaque PIAL pourrait avoir sa propre offre de formation à destination des AESH. La FSU a rappelé son opposition à la territorialisation. Limiter une formation aux seul-es AESH d’un PIAL en particulier est inéquitable. La FSU reste attachée aux formations académiques proposées à l’ensemble des collègues sur la base du volontariat.