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Par : SNU62
Publié : 10 mars

DIRECTION ET FONCTIONNEMENT D’ECOLE

[Direction d’école] Compte rendu du groupe de travail du 10 mars 2022

mars 2022



Le SNUipp-FSU 62 a siégé au Groupe Départemental des Directeurs d’Ecole du 10 mars 2022, en présence de l’IA du Pas-de-Calais. Compte rendu

 Déclaration du SNUipp-FSU 62

Le SNUipp-FSU 62 était la seule organisation syndicale à faire une déclaration liminaire.

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Déclaration SNUipp FSU 62

Extrait : "Ce que nous demandons, ce sont des mesures et des réponses concrètes pour permettre aux directrices et directeurs de mener à bien leurs missions et leur donner les moyens de travailler ! Plutôt que de créer un emploi fonctionnel, le Ministère devrait répondre aux revendications des enseignant-es pour la direction d’école et s’attaquer aux réelles problématiques qui se posent quotidiennement aux écoles et dégradent les conditions de travail. Ce dont les écoles ont besoin, c’est d’un allègement des tâches inutiles et chronophages pour l’ensemble des directeurs et directrices, la mise en place d’une aide administrative pérenne et statutaire dans toutes les écoles et d’un plan d’urgence pour l’éducation avec une création massive de postes d’enseignant-es, d’enseignant-es spécialisé-es, de remplaçant-es et d’AESH."

 Réponses de l’IA au SNUipp-FSU 62

L’IA reconnaît les difficultés nombreuses rencontrées par les directrices et directeurs d’école pendant la crise sanitaire, notamment en janvier/février. L’IA explique que l’autorité fonctionnelle des directrices et directeurs existe déjà dans certains domaines, comme les 108h. Il serait nécessaire de réfléchir à l’autonomie des écoles pour responsabiliser le terrain et permettre des prises de décisions locales (notamment grâce aux évaluations d’école, aux territoires apprenants…).

Un point de vue que ne partage pas du tout le SNUipp-FSU. La délégation aux directeurs et directrices d’une autorité fonctionnelle et leur participation à l’encadrement du système éducatif risque de provoquer une profonde césure au sein des écoles et d’ébranler les équipes pédagogiques. En effet, cette délégation donnera inévitablement un pouvoir supérieur au directeur et à la directrice d’école dans le conseil des maîtres, l’isolant des autres professeur-es et déstabilisant le fonctionnement de l’école. Dans la version initiale de la proposition de loi Rilhac (adoptée en décembre dernier), il était écrit que le directeur ne pourrait pas être un supérieur hiérarchique dans l’école. Cette phrase a été retirée par le Sénat en première lecture. Cela laisse la porte ouverte à cette voie hiérarchique.

Ce refus du statut est d’ailleurs affirmé par près de 90% des personnes en charge de direction qui ont répondu à l’enquête ministérielle de novembre 2019. Il ressort également dans cette enquête que :

  • ils et elles estiment leur autorité reconnue par « les IEN (82%), les élus municipaux (82%) et les enseignants (81%) » et ne souhaitent pas un statut (91%) ni évaluer les adjoint-es.
  • ils et elles réaffirment avoir besoin de moyens et de temps pour assurer ce qu’ils considèrent comme le cœur de leur fonction : « le suivi collectif des élèves et des projets pédagogiques, le travail en équipe, le pilotage de l’équipe ».
  • La première piste d’amélioration exprimée spontanément est d’ « avoir une aide humaine / un poste de secrétariat pérenne ».

C’est d’ailleurs ce qu’ont précisé à l’IA les directrices et directeurs d’école qui se sont exprimés sur ce point lors de ce groupe de travail.

L’IA rappelle également que les aides administratives avaient des emplois précaires (des contrats aidés à temps partiel et à durée déterminée). On aurait sûrement besoin de secrétariat pour des grosses structures, mais il ne serait pas envisageable de recruter une secrétaire par école (le département compte 1200 écoles).

Le SNUipp-FSU rappelle que la loi Rilhac prévoit qu’une aide administrative pourra être fournie aux directrices et directeurs, mais cela reste facultatif créant ainsi des inégalités selon les territoires. Ce même gouvernement avait refusé en 2018 de titulariser les EVS qui exerçaient dans les écoles, malgré les fortes mobilisations de nos collègues en charge de la direction d’école. Pourtant cela aurait réellement simplifier les tâches des directrices et directeurs d’école, notamment pendant la crise sanitaire que nous subissons depuis 2 ans.

 Décharges de direction à la rentrée 2022

L’IA a rappelé que le volume de décharges avait déjà augmenté à la rentrée 2021 (5 postes équivalent temps plein avaient été créés l’an dernier pour permettre l’augmentation de décharge de 272 directrices et directeurs d’école.

Cette année, grâce aux interventions du SNUipp-FSU au niveau national, 32 équivalents temps pleins permettent l’augmentation de décharge de 238 directrices et directeurs du département.

Situation actuelleRentrée 2022
1 6 jours/an pas d’amélioration
2 à 3 classes 12 jours/an pas d’amélioration
4 à 5 classes 1/4 de décharge pas d’amélioration
6 classes (123 écoles) 1/4 de décharge 1/3 de décharge
7 classes (77 écoles) 1/4 de décharge 1/3 de décharge
12 classes (26 écoles) 1/2 décharge Décharge complète

Ce sont donc les écoles de taille moyenne qui sont privilégiées. Seulement 20% des directeurs et directrices bénéficieront de cette mesure. Un troisième poste DVD (Directeur Vie Scolaire) a également été créé.

L’avis du SNUipp FSU :
Si on peut se féliciter de voir la situation de certaines écoles évoluer de manière positive, l’absence de plan pluriannuel ne permet pas d’engager la poursuite de ces nécessaires augmentations qui doivent toucher toutes les écoles y compris les plus petites.
Pour notre syndicat, aucune école ne doit avoir moins d’1/4 de décharge, et pour cela 10 000 postes sont nécessaires !

Le SNUipp-FSU avait invité l’ensemble des collègues, syndiqué-es ou non, à donner leur avis lors de sa grande consultation des Etats généraux sur la direction et le fonctionnement de l’école, en 2019. 6500 collègues avaient répondu à cette enquête. Le SNUipp-FSU a donc de nouveau rappelé à l’IA le projet qu’il porte pour la direction d’école, à savoir :

Projet SNUipp FSU
De 1 à 3 classes 1/4 de décharge
De 4 à 6 classes 1/2 décharge
De 7 à 9 classes 3/4 de décharge
A partir de 10 classes Décharge complète

 Vade-mecum des directrices et directeurs d’école

Les 3 DVS (Directeurs Vie Scolaire) du département ont présenté un vade-mecum des directrices et directeurs d’école. Cet outil permettra aux directrices et directeurs qui le souhaitent de retrouver facilement et rapidement une information ou un document parmi les 4 thèmes proposés (harcèlement, violences sexistes et sexuelles…). Cet outil numérique sera constitué de liens de téléchargement de documents institutionnels (informations préoccupantes, signalements…) et d’un QR code pour permettre son utilisation par smartphone.