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Par : SNU62
Publié : 19 mars

Augmenter les salaires, une urgence

mars 2022



À quelques semaines des élections présidentielles et à la veille d’une nouvelle mobilisation, une revalorisation du point d’indice a été annoncée de façon opportune. Une augmentation des indemnités kilométriques de déplacement a aussi été publiée. Ces “bougés” face au dogme du gel du point, en vigueur depuis 10 ans quasi sans interruption, sont à mettre au crédit des différentes mobilisations contre la baisse du pouvoir d’achat. Des annonces à concrétiser de toute urgence et bien avant l’été.

Avec la flambée des matières premières (carburants, alimentaire, construction…), liée au contexte international, le coût de la vie augmente de façon exponentielle en ce début d’année 2022 après une année 2021 qui marquait déjà le retour d’une inflation conséquente.
Cette situation, conjuguée au déclassement salarial chronique, impacte durement le pouvoir d’achat des enseignantes et enseignants. Ni la première mesure prise, ni l’annonce d’une revalorisation du point d’indice de la fonction publique servant au calcul des salaires “d’ici l’été” ne peuvent suffire.

 Frais de déplacement : peut mieux faire

Cette conjoncture est particulièrement renforcée pour les personnels itinérants qui doivent, pour raison de service, utiliser quotidiennement leurs véhicules. L’augmentation de 10% en moyenne des frais kilométriques de déplacement ne peut être que bienvenue. Néanmoins elle n’intervient qu’après de nombreuses années de stagnation, période durant laquelle les carburants ont augmenté de façon conséquente. Quant aux personnels remplaçant·es, il est urgent de revaloriser l’ISSR et le SNUipp-FSU intervient auprès du ministère en ce sens.

 Le dégel : quand et combien ?

L’annonce, à trois semaines du premier tour des élections présidentielles, du dégel du point d’indice peut être qualifiée de mesure électoraliste. En effet, depuis 5 ans le gouvernement l’a systématiquement écartée, alors qu’il en avait la possibilité, notamment avec la période du “quoi qu’il en coûte” oubliant totalement les fonctionnaires. Un symbole des ratés de la politique gouvernementale aux effets désastreux pour les personnels. Cette annonce médiatique entretient le flou, avec un calendrier renvoyé à l’été prochain, soit après les échéances électorales. Quant au pourcentage d’augmentation, rien n’est chiffré alors que les premières estimations pour l’inflation en 2022 atteignent plus de 4% et que la perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation atteint, elle, les 14% depuis 2010.

Des négociations doivent s’ouvrir immédiatement sur le taux de revalorisation, qui devra être a minima à hauteur de l’inflation, mais aussi sur l’ensemble des mesures pour revaloriser la carrière enseignante. Et, en aucune façon ces annonces ne peuvent être liées à un projet de restructuration des carrières “au mérite” comme le suggère la ministre de la Fonction publique.

Au-delà de cette annonce, il y a urgence à amorcer le nécessaire rattrapage des pertes des années précédentes. Les personnels des écoles doivent être augmenté·es de 300 euros, en point d’indice, dès maintenant en guise de première étape.