Vous êtes ici : Accueil > Actu & Communiqués > Journée(s) de pré-rentrée, de solidarité...? Un petit point s’impose (...)
Par : SNU62
Publié : 17 août 2022

Journée(s) de pré-rentrée, de solidarité...? Un petit point s’impose !

août 2022



L’annonce d’une formation de 3 heures sur la journée de solidarité et les premières préparations de la prochaine rentrée s’accompagnent de nombreuses questions... Tentons de démêler le vrai du faux.

Alors, une ou deux journées de pré-rentrée ? A quel moment ?
Quelles sont nos obligations sur la "journée de solidarité" ? Quand doit-on la faire ?

Ces questions sont effectivement récurrentes dans les équipes et source d’interprétations divergentes entre les organisations syndicales et l’administration, notamment certain.es IEN.

Un petit point sur les textes s’impose :

 La journée de pré-rentrée : obligatoire

La date de pré-rentrée des enseignants est fixée nationalement en même temps que le calendrier scolaire et se déroule sur 1 journée.

voir : L’arrêté du 7 juillet 2021 fixant le calendrier scolaire de l’année 2022-2023

Pour l’an prochain, la pré-rentrée est donc fixée au 31 août 2022. Il s’agit du premier jour travaillé de la nouvelle année scolaire.

Or, la plupart des arrêtés d’affectation ne nomment les nouveaux.elles collègues qu’à compter... Du 1er septembre ! Cherchez l’erreur ^^

Plus sérieusement, on peut s’interroger sur la couverture d’un éventuel accident de service qui surviendrait avant même qu’un.e collègue ne soit officiellement affecté.e dans l’école...

Rappelons également, qu’en théorie, ce temps de travail ne peut pas être utilisé pour des préparations personnelles de la classe, mais bien pour des temps d’information et de concertation d’équipe exclusivement...

 La "deuxième journée de pré-rentrée" ou "demi-journées académiques" : incertain...

Le même arrêté précise en note, en bas du calendrier scolaire : "Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques."

Jusqu’à présent, ces 2 demi-journées correspondraient à une "deuxième journée de pré-rentrée", souvent demandée par les IEN pour finaliser le projet d’école avant la fin septembre. Mais cela n’est que très rarement explicité et encore moins écrit.

Le conditionnel utilisé dans le texte signifie bien, pour nous, qu’il ne s’agit pas d’une obligation, sauf si une consigne hiérarchique claire (donc écrite) était posée.
On peut aussi s’interroger sur l’expression "réflexion et formation sur des sujets proposés par les autorités". Un travail d’équipe sur la rédaction du projet d’école en relève-t-il vraiment ?

Pour nous, ces 2 demi-journées dédiées à la finalisation du projet d’école, à faire avant fin septembre, ne peuvent donc que correspondre à la journée de solidarité, car elles répondent point par point aux préconisations de la circulaire (voir plus bas)...

Dans les faits, certaines écoles utilisent effectivement ces 2 demi-journées comme une seconde journée de pré-rentrée, généralement antérieure à la journée de pré-rentrée officielle. Mais il s’agit alors d’un certain "abus" puisque l’année scolaire ne peut pas commencer officiellement avant la journée de pré-rentrée indiquée dans l’arrêté national. Sans oublier qu’elle doit rester consacrée à la conception et à la rédaction du projet d’école.

 La journée de solidarité : obligatoire, mais...

Cette journée, instituée en 2005, est régie par l’arrêté du 4 novembre 2005 fixant la journée de solidarité pour les personnels relevant du ministre de l’éducation nationale.

On trouve également quelques précisions dans la NOTE DE SERVICE N°2005-182 DU 7-11-2005.

"Pour les enseignants et les personnels d’éducation, la date de cette journée (le cas échéant fractionnée en deux demi-journées) sera déterminée dans le premier degré, par l’inspecteur de l’éducation nationale après consultation du conseil des maîtres."

"Ce dispositif sera consacré, hors temps scolaire, à une activité concourant directement à la conduite de la politique éducative de l’école ou de l’établissement scolaire. Il doit permettre d’entreprendre, de reconduire et d’étendre toutes les actions dont les indicateurs montrent qu’elles contribuent à une plus grande réussite des élèves, notamment ceux en difficulté.

Il prendra la forme d’une concertation supplémentaire sur le projet d’école ou d’établissement, sur le projet de contrat d’objectif ou sur des actions en faveur de l’orientation et de l’insertion professionnelle des jeunes. Dans ce contexte, il conviendra de prendre en compte particulièrement toute initiative permettant l’organisation d’activités en direction des élèves (travail de soutien, information liée à l’orientation, ...) ou en direction des parents (nouvelles rencontres, entretiens avec les enseignants...).

Les dates auxquelles les agents seront appelés à effectuer le service lié à la journée de solidarité doivent être fixées avant la fin du 1er trimestre de l’année scolaire en cours."

Concrètement, son organisation a jusque là le plus souvent été laissée à l’initiative des équipes qui pouvaient librement en fixer la date et le contenu. Là encore, certaines écoles ont donc fait le choix d’utiliser ces heures avant même la rentrée des classes pour préparer l’année.